Résumé : Atalanta BC 2-2 Udinese Calcio
On attendait une symphonie de Gasperini, on a eu droit à un concert de klaxons un soir de bouchon sur l’A4. L’Atalanta et l’Udinese se sont quittées sur un 2-2 qui ne fait les affaires de personne, sauf peut-être des amateurs de scénarios improbables et de défenses en papier crépon.
Pendant une heure, la Dea a joué avec le dynamisme d’un sénateur après un déjeuner bien arrosé. Résultat ? Thomas Kristensen a ouvert le score à la 39e minute sur un coup de pied arrêté de Zaniolo. Oui, Nicolò Zaniolo fait des passes décisives, mais visiblement pour l'adversaire. À la 55e minute, Keinan Davis doublait la mise après un flipper géant dans la surface. À ce moment-là, on rangeait déjà les ambitions européennes de Bergame au rayon des souvenirs.
Mais c'était sans compter sur Gianluca Scamacca. L’attaquant italien a soudainement réalisé qu'il était payé pour marquer des buts, et non pour admirer l'architecture du Gewiss Stadium. En quatre minutes chrono (75e et 79e), il a envoyé deux coups de casque pour ramener son équipe à hauteur. DEUX FOIS au bon endroit, au bon moment. Un miracle de productivité qui sauve les meubles mais pas les apparences.
Au classement, ce match nul est une opération portes ouvertes vers la médiocrité. L'Atalanta stagne à la 7e place avec 46 points. À ce rythme, la Ligue des Champions sera un lointain souvenir qu'ils regarderont à la télévision l'année prochaine. De son côté, l’Udinese reste confortablement installée dans le ventre mou, à la 10e place. Ils ne descendront pas, ils ne monteront pas, ils sont juste... là.
Ce match restait SPECTACULAIRE pour le spectateur neutre, mais pour les supporters de la Dea, c’est une nouvelle preuve que cette équipe est capable du meilleur comme du pire, souvent dans le même quart d’heure. On se revoit à la prochaine contre-performance. À ce niveau-là, c'est devenu une spécialité locale, juste après la polenta.