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Derby de la Déception : Roma et Inter se neutralisent
La première mi-temps avait tout du récital romain : deux buts rapides, une défense intériste aux abois et un sentiment que la Louve allait enfin prendre son envol vers les places européennes. Au lieu de cela, la seconde période a transformé le Stadio Olimpique en théâtre de l’absurde, où Inter a sorti les griffes alors que Roma semblait avoir oublié comment défendre.
Les Giallorossi, qui arrivaient au match en sixième position avec 38 points, ont commencé comme s’ils avaient déjà remporté le Scudetto : Pellegrini a ouvert le score à la 12e minute d’une frappe limpide, puis Abraham a doublé la mise à la 28e, profitant d’une erreur de marquage de Bastoni. À la pause, le tableau affichait un réconfortant 2‑0, et les tifosi rêvaient déjà d’un bond au classement.
Mais la deuxième mi-temps a été un cauchemar. Après le retour des vestiaires, Inter a pressé comme une meute de loups affamés. Lautaro Martínez a réduit l’écart à la 55e minute sur un contre fulgurant, puis, à la 71e, Calhanoglu a égalisé d’une frappe lointaine qui a laissé Rui Patrício impuissant. Les Nerazzurri, alors deuxièmes avec 52 points, ont finalement arraché le nul à la 86e minute grâce à un coup de tête de Dzeko sur corner, scellant un 2‑2 qui laisse tout le monde sur sa faim.
Au classement, ce résultat signifie que Roma reste bloquée à la sixième place, avec désormais 39 points, tandis qu’Inter voit son avance sur le leader se réduire à un petit point, passant de deux longueurs d’avance à une seule si le Napoli venait à gagner son match en retard. En d’autres termes, chaque équipe a laissé échapper deux points qui auraient pu changer la dynamique de leur saison : les Romains manquent l’occasion de s’approcher du Top 4, tandis que les Milanais voient leur rêve de Scudetto s’éloigner un peu plus, transformé en un simple point de consolation.
En définitive, ce match nul est moins un résultat qu’une déclaration d’impuissance : deux équipes capables de briller en première période, mais incapables de maintenir leur intensité lorsqu’il faut vraiment gagner. Peut‑être que la prochaine fois, ils apprendront que mener 2‑0 à la mi‑temps ne suffit pas lorsqu’on défend comme un groupe de touristes perdus dans le Colisée.
POINT PERDU. DECEPTION TOTALE. PAS DE GAGNANT.