3 - 4
Bologne braque le Colisée
On attendait une soirée de gala à l'Olimpico, on a eu droit à une tragédie grecque version sauce bolognaise. La Roma, fidèle à sa réputation de club capable de transformer un avantage à domicile en cauchemar éveillé, s'est inclinée 3-4 face à une équipe de Bologne qui n'avait visiblement pas reçu le mémo sur la hiérarchie européenne.
La première période ? Un vide intersidéral. Un néant footballistique si profond qu'on aurait pu entendre les soupirs des supporters depuis le Vatican. Score à la pause : un zéro-zéro qui laissait présager une sieste prolongée. Mais au retour des vestiaires, le chaos s'est installé. Sept buts en quarante-cinq minutes. C'est plus de spectacle que la Louve n'en a offert sur toute la saison dernière réunie.
La défense romaine a confondu "marquage individuel" et "distanciation sociale". Chaque offensive de Bologne ressemblait à une promenade de santé dans un jardin public. En encaissant quatre buts à la maison, les Giallorossi ont prouvé que leur arrière-garde était aussi étanche qu'une passoire à pâtes. C’est un FIASCO monumental qui risque de laisser des traces indélébiles dans le vestiaire et sur le visage d'un entraîneur qui semble avoir perdu sa boussole.
Pour Bologne, cette victoire est un hold-up de génie. Personne ne les attendait à ce niveau de réalisme, surtout pas les parieurs qui voient déjà leur ticket partir en fumée. Ce succès propulse les visiteurs dans une dimension inattendue au classement de cette Europa League, tout en enterrant un peu plus les ambitions de la Roma qui semble désormais viser la sortie de secours plutôt que le trophée final.
On dira ce qu'on voudra, mais voir Rome brûler ainsi sur son propre terrain a quelque chose de fascinant, presque poétique. Le club de la capitale devra désormais expliquer à ses fans comment on peut marquer trois buts et quand même réussir à perdre lamentablement contre un adversaire qui n'avait rien d'un ogre. C'est le TALENT pur de l'autodestruction.
Au classement, les calculatrices vont chauffer. Bologne fait une opération comptable MIRACULEUSE pendant que la Roma s'enfonce dans les profondeurs de l'incertitude. La Ligue Europa ne pardonne pas les absences prolongées, et ce soir, la Roma n'était tout simplement pas là.