2 - 2
Le Rocher a frôlé le naufrage en eaux douces
On pensait que l'AS MONACO s'offrait un dimanche tranquille face à un mal classé, mais les joueurs du Rocher ont visiblement confondu le coup d'envoi avec le début de la sieste. Face à une AJ Auxerre qui lutte pour sa survie à la 16ème place, les Monégasques ont réussi l'exploit de rentrer aux vestiaires avec deux buts de retard. Un 0-2 à la pause qui a dû faire sérieusement grimper la tension artérielle des spectateurs du Louis-II, d'ordinaire plus habitués au calme olympien de leurs comptes en banque qu'à une telle débandade défensive.
Les Auxerrois, pourtant peu habitués aux sommets cette saison, ont joué le coup parfaitement, profitant de la passivité coupable d'une arrière-garde princière qui semblait avoir déjà la tête en vacances. Mais comme souvent avec les équipes de bas de tableau, le rêve a fini par s'évaporer. À force de reculer, l'AJA a fini par craquer. Monaco, dans un sursaut d'orgueil (ou de peur de se faire remonter les bretelles), a finalement recollé au score pour arracher un nul 2-2 spectaculaire mais profondément frustrant pour les deux camps.
Ce résultat est une MAUVAISE OPÉRATION pour Monaco qui stagne à la 6ème place et voit ses espoirs de podium s'éloigner un peu plus. Pour Auxerre, ramener un point de la Principauté est héroïque sur le papier, mais mener 2-0 pour finir par partager les points laisse un goût de gâchis monumental. On appelle ça le syndrome de l'ascenseur : on pense monter, mais on finit toujours par redescendre au niveau zéro.
Monaco garde ses points mais perd son honneur défensif. Auxerre gagne de la confiance mais reste englué dans la zone rouge. Bref, tout le monde est mécontent et le spectacle était au rendez-vous. C’est ça, la magie de la Ligue 1 quand les gros refusent de bosser avant la 46ème minute. TRISTESSE ABSOLUE pour le football de gestion, mais régal pour les amateurs de chaos dominical.