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0 - 2
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Tragédie grecque à l'AEK

20 mars 2026
#AEK Athens#NK Celje

On s'attendait à une démonstration de force, à une tempête hellénique censée balayer les modestes ambitions slovènes. Au final, le public athénien a surtout assisté à une veillée funèbre dont les joueurs de l'AEK ont été les principaux fossoyeurs. Se faire corriger 2-0 à domicile par le NK Celje en Conference League, ce n'est plus un accident de parcours, c'est une faute professionnelle majeure qui mérite une autocritique sévère, ou au moins des excuses publiques présentées sur une lyre antique.

Le premier acte a pourtant donné l'illusion d'un match de football. Un 0-0 stérile à la mi-temps, où les Grecs ont multiplié les transmissions latérales avec une patience qui frisait l'endormissement collectif. On pensait alors que l'AEK gérait ses efforts, qu'ils allaient logiquement accélérer après le passage aux vestiaires pour faire respecter la hiérarchie. Quelle erreur de jugement. En seconde période, ce sont les visiteurs qui ont décidé que l'histoire ne s'écrirait pas en alphabet grec.

NK Celje a livré une leçon de réalisme froid. Pendant que l'AEK s'empêtrait dans des phases offensives aussi prévisibles qu'un mauvais scénario de série B, les Slovènes ont piqué deux fois. Avec la précision chirurgicale de ceux qui n'ont pas besoin de trente occasions pour punir l'arrogance, ils ont glacé l'ambiance. Défensivement, l'arrière-garde de l'AEK a offert des boulevards tellement larges qu'on aurait pu y construire un nouveau temple sans même gêner le passage. C'est un NAUFRAGE total pour une équipe qui prétendait dicter sa loi dans cette compétition.

Au classement, l'opération est catastrophique. L'AEK, qui devait s'installer confortablement pour la suite de la phase de ligue, se retrouve désormais les pieds dans le tapis, obligée de calculer ses points avec l'anxiété d'un boursier en pleine crise financière. À l'inverse, Celje réalise le braquage parfait, remonte dans la hiérarchie et s'offre une légitimité européenne que peu leur accordaient avant le coup d'envoi.

Si le football était une pièce d'Euripide, les joueurs grecs auraient déjà été exilés très loin de leur stade. En attendant, ils devront méditer sur cette prestation indigne. PATHÉTIQUE est le seul mot qui restera en bouche après une telle déroute.

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