Naufrage sarde sous la tour de Pise
C'était censé être une affiche de Serie A, un duel entre deux équipes cherchant à s'extirper de la grisaille du milieu de tableau. C'est finalement devenu une démonstration de force pour l'AC Pisa 1909 qui a transformé l'Arena Garibaldi en salle de torture pour des Sardes totalement dépassés. Le score de 3-1 est presque poli tant la supériorité toscane a été flagrante du début à la fin de cette rencontre à sens unique.
Dès l'entame, Cagliari a semblé avoir oublié de descendre de l'avion. Encaisser l'ouverture du score pour rentrer aux vestiaires à 1-0 était déjà un petit miracle pour les visiteurs, tant ils ont passé leur temps à courir après des ballons qu'ils ne semblaient pas vraiment vouloir posséder. Pise a dicté le rythme avec une sérénité presque agaçante, laissant les joueurs de Cagliari s'épuiser dans un pressing aussi désorganisé qu'inefficace.
La seconde période n'a fait que confirmer l'inévitable. Pise a accéléré, doublé la mise, puis triplé le score avec une efficacité chirurgicale face à une arrière-garde sarde aux abonnés absents. Le but de Cagliari en fin de match ? Une simple anecdote, un cache-misère sur une performance défensive CATASTROPHIQUE qui devrait valoir quelques séances de vidéo musclées dès lundi matin. On ne peut pas prétendre exister en Serie A avec une telle passivité.
Au niveau comptable, c'est une opération MAGISTRALE pour les hommes de Pise. Ils bondissent au classement et commencent à regarder vers le haut, là où l'air est plus pur et les ambitions plus nobles. Pour Cagliari, par contre, c'est la soupe à la grimace. Cette défaite les enfonce dans une spirale négative dont il sera difficile de sortir sans un sérieux électrochoc. À ce rythme, la lutte pour le maintien ne sera plus une menace lointaine, mais une réalité brutale.
Le football est parfois cruel, mais aujourd'hui, il a surtout été juste. Pise a joué, Pise a gagné, et Cagliari a regardé. Les supporters sardes méritaient mieux que cette parodie de football. Heureusement pour eux, le trajet retour est long, ce qui laissera tout le temps aux joueurs pour réfléchir à leur prestation indigne de l'élite italienne. Pise n'est plus seulement une ville de monuments, c'est aussi un cimetière pour les ambitions sardes.