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Sommet de l'ennui à San Siro

27 avril 2026
#AC Milan#Juventus FC

Si vous aviez mieux à faire ce samedi soir, comme classer vos chaussettes par dégradé de gris ou regarder un documentaire sur la reproduction des bulots en mer du Nord, félicitations. Vous avez fait un choix de vie bien plus judicieux que les malheureux qui ont infligé à leurs rétines ce prétendu choc entre l'AC Milan et la Juventus. Sur le papier, c’était l’affiche de la saison. Sur le terrain, ce fut une véritable INSULTE AU FOOTBALL.

On nous avait promis du spectacle, du sang et des larmes pour cette course au titre. On a eu droit à une partie d’échecs jouée par deux tacticiens particulièrement prudents. La première période a été une masterclass sur la manière de toucher le ballon sans jamais, au grand jamais, regarder le but adverse. Paulo Fonseca et Thiago Motta ont semble-t-il signé un pacte de non-agression qui ferait passer les traités de l'ONU pour des règlements de comptes de quartier. 0-0 à la pause, et franchement, l’arbitre aurait pu siffler la fin définitive pour nous épargner 45 minutes de cardio inutile.

Le Milan, qui abordait ce match avec l’ambition de recoller au peloton de tête, a montré autant d’inspiration créative qu’une calculatrice en panne de piles. Rafael Leão a bien tenté quelques slaloms, mais ses centres ont trouvé plus de photographes que de coéquipiers dans la surface. Pour une équipe qui prétend jouer le Scudetto, cette prestation était aussi consistante qu’un nuage de vapeur. C'est un GÂCHIS ABSOLU pour des Rossoneri qui voient le train de tête s'éloigner sans même avoir essayé de monter sur le quai.

Côté Juve, la "révolution" Thiago Motta ressemble étrangement à l'ancien régime dès qu'il s'agit de prendre des risques à l'extérieur. Toujours invaincus, certes, mais repartir de Lombardie avec un point dans ces conditions, c'est comme recevoir une médaille de participation à une course où l'on n'a même pas daigné enclencher la première vitesse. Les Bianconeri restent englués dans les places d'honneur, mais à force de collectionner les nuls comme des cartes Pokémon rares, ils finiront par regarder l'Inter et le Napoli s'envoler définitivement.

Au coup de sifflet final, les seuls gagnants sont ceux qui n'ont pas allumé leur téléviseur. Ce score vierge ne fait l'affaire de personne au classement, si ce n'est de la concurrence qui se frotte les mains devant tant de stérilité. Si c’est ça le sommet de la Serie A, le football italien est officiellement en état de MORT CÉRÉBRALE.

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