Miracle à Londres ou enterrement en première classe
Si vous cherchez la définition de l'autodestruction, ne regardez pas plus loin que le Nord de Londres. Tottenham, actuellement SEIZIÈME de Premier League (oui, vous avez bien lu, juste au-dessus de la cave), s'apprête à recevoir l'Atlético de Madrid avec un sac à dos lesté de trois buts de retard. Après le naufrage 5-2 à l'aller, on ne parle plus de remontada, mais de science-fiction.
Le grand architecte de ce désastre, Igor Tudor, a réussi l'exploit de traumatiser son propre gardien de 22 ans, Antonin Kinsky, en le sortant après 17 minutes en Espagne. Un coaching digne d'un film d'horreur qui a laissé les Spurs orphelins de toute confiance. Pendant ce temps, Antoine Griezmann distribue les bons points et Julián Álvarez continue de martyriser les défenses avec la régularité d'un métronome.
L'Atlético, solide troisième de Liga, débarque au Tottenham Hotspur Stadium avec le sourire carnassier de celui qui sait que le travail est déjà fait à 90%. Face à une équipe de Tottenham qui défend comme une passoire un jour de pluie, El Cholo Simeone n'aura même pas besoin de sortir les barbelés. On s'attend à voir des Spurs courir partout sans but précis, portés par un public qui hésite entre le soutien héroïque et la bronca monumentale.
À moins que les Londoniens ne découvrent soudainement comment jouer au football, la soirée risque d'être longue, TRÈS LONGUE, pour les fans du club qui ne gagne jamais rien. L'Atlético va gérer, piquer en contre et s'offrir un quart de finale sans même transpirer sous le crachin anglais.
Pronostic : Tottenham Hotspur 1-2 Atlético Madrid