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Les héritiers de Doha face aux ogres de l'Oktoberfest
On y est. Le moment de l'année où le Paris Saint-Germain arrête de jouer à la baballe contre Clermont pour se rappeler que la vraie vie, c'est de se faire malmener par des Allemands qui mangent des saucisses au petit-déjeuner. Ce soir, le Parc des Princes s'habille en smoking pour une demi-finale de Ligue des Champions qui sent bon la sueur et les regrets éternels.
D'un côté, nous avons le PSG, champion en titre, qui a décidé de pimenter sa saison en terminant 13e de la phase de ligue. Pourquoi faire simple quand on peut s'infliger un barrage contre Monaco et un quart de finale usant contre Liverpool ? C'est le style de la maison : on aime se faire peur, on aime le DRAME, et surtout, on aime rappeler au monde que sans Kylian, on arrive quand même à courir (parfois).
De l'autre, le Bayern Munich. La machine à laver qui essore tout ce qui bouge. Les types ont terminé tranquillement dans le top 8 avant de dépecer le Real Madrid en quart. Harry Kane est toujours là, traînant sa malédiction de trophées comme un boulet, mais avec une précision chirurgicale devant le but. Si Paris laisse un centimètre à Musiala, on va finir la soirée en chantant du Rammstein dans les larmes.
Paris va vouloir confisquer le ballon, faire des passes latérales infinies et espérer un éclair de génie. Le Bayern va simplement attendre que Vitinha perde un ballon au milieu pour déclencher une contre-attaque dévastatrice menée par des joueurs qui courent plus vite que la fibre optique.
Luis Enrique va sûrement nous sortir une composition tactique venue d'une autre dimension pour prouver qu'il est le plus malin de la pièce. Spoiler : ça finit souvent en tête-à-queue sur le périphérique. On attend de l'INTENSITÉ, du mépris pour la défense et peut-être une petite crise de nerfs de Donnarumma sur un centre anodin.
Pronostic : Match nul frustrant 2-2. Harry Kane marque deux fois mais Paris égalise à la 94e minute sur un malentendu.