vs
Tragédie grecque ou sieste andalouse sous le soleil d'Athènes
Le Stade Olympique d'Athènes s'apprête à accueillir un choc qui sent bon l'huile d'olive et les occasions manquées. On parle ici de deux institutions spécialisées dans l'art de nous faire espérer pour finalement nous briser le cœur plus vite qu'un ex toxique. D'un côté, le Panathinaikos, géant endormi qui tente de se souvenir qu'il a déjà joué une finale européenne. De l'autre, le Real Betis de Manuel "L'Ingénieur" Pellegrini, une équipe capable de transformer un match de football en une séance de yoga contemplative de 90 minutes.
Les Verts d'Athènes arrivent dans ce huitième de finale avec la ferme intention de prouver que l'enfer existe, et qu'il se trouve dans les tribunes grecques. Sur le terrain, c'est une autre histoire. On court beaucoup, on crie très fort, mais on oublie parfois que pour gagner, il faut mettre le ballon dans le rectangle adverse. La défense est plus rugueuse qu'une éponge métallique, ce qui devrait ravir les attaquants andalous qui n'aiment rien tant que les contacts physiques pour justifier leurs chutes théâtrales.
Le Betis, c'est le romantisme poussé à l'absurde. Ça passe, ça redouble, ça tricote des mailles invisibles au milieu de terrain jusqu'à ce que tout le monde, y compris le gardien, ait touché le ballon au moins dix fois. C'est BEAU, c'est propre, mais c'est souvent aussi inoffensif qu'un caniche nain face à un pitbull enragé. Sans un coup de génie individuel, les Sévillans pourraient bien se perdre dans le labyrinthe tactique grec et finir par demander leur chemin à la mi-temps.
Le scénario est déjà écrit : le Pana va mettre une intensité digne d'un combat de gladiateurs, tandis que le Betis va essayer de calmer tout le monde avec sa possession stérile. Ça va piquer, ça va râler, et ça va surtout se terminer dans une confusion la plus totale sous les sifflets assourdissants du public local.
Pronostic audacieux : Panathinaikos 1-1 Real Betis.