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L’OL entre Rhône et Galice pour éviter le naufrage
Bienvenue au Groupama Stadium, ce temple du béton lyonnais où les rêves de grandeur européenne viennent souvent s'écraser contre la réalité d'un jeudi soir pluvieux. Après avoir ramené un 1-1 miraculeux de Galice grâce à un but d'ENDRICK à la 87e minute — alors que le Celta jouait à dix et dominait comme s'ils étaient quinze — Lyon se retrouve dans sa position favorite : celle du funambule bourré sur un fil dentaire.
Actuellement 4e de Ligue 1 avec 47 points, l'OL pratique un football aussi lisible qu'une ordonnance de médecin de campagne. Un jour, ils terrassent des cadors, le lendemain, ils se font marcher dessus par Strasbourg. La "magie" lyonnaise, c’est surtout cette capacité unique à transformer une possession de balle stérile en une forme d'art abstrait qui donne envie de s'arracher les yeux.
En face, le Celta Vigo débarque avec son étiquette de 6e de Liga et son éternel Iago Aspas, un homme qui semble avoir signé un pacte avec le diable pour ne jamais vieillir. Les Espagnols ont déjà transformé cette saison le Balaídos en cimetière pour clubs français (RIP Nice et Lille), et ils ne viennent pas entre Rhône et Saône pour déguster une quenelle de brochet. Leur plan ? Confisquer le ballon et attendre que la charnière centrale de l'OL décide de partir en RTT, ce qui arrive généralement vers la 22e minute.
Si Lacazette décide de troquer son costume de "Général" pour celui de sauveur et que Cherki arrête de dribbler son propre ombre, Lyon a une chance. Sinon, attendez-vous à une soirée de frustration intense où le seul moment de pur génie sera le coup de sifflet final. La Coupe d'Europe est leur dernière bouée de sauvetage avant de couler dans l'anonymat d'une fin de saison en roue libre.
Pronostic : Lyon 2-1 Celta Vigo. On va souffrir, on va pester contre le manque de réalisme, mais Lacazette marquera sur un penalty généreux à la 89e pour nous envoyer en quarts. CLASSIQUE.