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Le bus de Simeone face au vertige des Spurs
Bienvenue au Riyadh Air Metropolitano pour ce huitième de finale de Ligue des Champions, où la logique a visiblement pris un congé sans solde. On s'apprête à assister à un duel qui ressemble plus à une expérience sociologique sur le masochisme qu'à un match de football de haut niveau.
D’un côté, l’Atlético de Madrid. Solides troisièmes de Liga avec 54 points, les hommes de Diego Simeone continuent de pratiquer ce que certains appellent du sport, mais que nous préférons qualifier de TERRORISME DÉFENSIF. Après une phase de ligue poussive terminée à la 14e place avec seulement 13 points, les Colchoneros sont là, fidèles à leur réputation de dentiste sans anesthésie. Le plan est simple : garer deux bus et trois taxis devant Jan Oblak et attendre qu'Antoine Griezmann invente une solution entre deux tacles assassins. C’est le CHOLISME dans toute sa splendeur : souffrir pendant 90 minutes pour le plaisir pur d’un clean sheet érotique.
En face, le mystère Tottenham. Les Spurs réalisent l'exploit herculéen d'être quatrièmes de la phase de ligue européenne avec 17 points tout en pointant à une MINABLE seizième place en Premier League. C’est du pur SPURSY. Ils sont capables de donner une leçon tactique au Real Madrid le mardi et de s'effondrer lamentablement contre un candidat au maintien le samedi. Ange Postecoglou arrive avec sa ligne de défense suicidaire placée à la ligne médiane, ce qui, face à une équipe qui vit pour le contre foireux, s'apparente à une invitation formelle au désastre.
Le scénario est écrit d'avance : Tottenham aura 75% de possession stérile, frappera deux fois les montants par Heung-min Son, et finira par craquer sur un but de raccroc à la 89e minute. C’est le destin, c’est l’histoire de ce club qui refuse obstinément de gagner quoi que ce soit de sérieux. Préparez le café, la purge s'annonce grandiose.
PRONOSTIC : Un 1-0 bien indigeste pour l’Atlético, but de Julian Alvarez sur un cafouillage après un corner mal dégagé.