Preview : Club Atlético de Madrid vs Tottenham Hotspur FC
On s'apprête à vivre un grand moment de poésie, ou plutôt une séance de torture médiévale en direct du RIYADH AIR METROPOLITANO. Bienvenue dans le monde merveilleux du Round of 16 de la Ligue des Champions, où le destin a décidé de nous offrir un choc des cultures entre le terrorisme défensif et l'art de se saborder.
D’un côté, l’Atlético Madrid de Diego Simeone. Solide 3e de Liga avec 54 points, les Colchoneros continuent de pratiquer ce football de tranchées qui donne envie de s'arracher les yeux, mais qui, étrangement, fonctionne toujours. Avec 25 buts encaissés seulement en 27 matchs, le bus est garé, les clés sont perdues, et Antoine Griezmann doit encore se demander pourquoi il court autant après le ballon alors qu'il est techniquement le meilleur joueur du pays.
De l’autre, les Tottenham Hotspur. Un miracle permanent. 16e de Premier League. SEIZE-IÈME. Avec 29 points en 29 matchs, les Spurs sont plus proches de jouer à Millwall l'an prochain que de soulever la Coupe aux grandes oreilles. Mais voilà, ils sont là, en huitièmes, portés par une logique que même les mathématiciens de la NASA ne sauraient expliquer. C'est l'essence même d'être SPURSY : être capable de battre le Real Madrid un mardi et de perdre contre Luton le samedi.
À quoi s'attendre ? Probablement à 90 minutes où l'Atlético va regarder Tottenham essayer de construire quelque chose, avant de les punir sur un contre foireux ou une tête déviée à la 89e minute. Ange Postecoglou va nous parler de « identity » et de « process », pendant que Simeone hurlera sur l'arbitre de touche en faisant des gestes obscènes.
C’est le match des extrêmes : une équipe qui refuse de perdre contre une équipe qui refuse de gagner. Préparez le café, ça va piquer.
PRONOSTIC : Une purge historique conclue par un hold-up espagnol. 1-0 pour l’Atlético, but de Julian Alvarez sur un cafouillage.