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Le mur madrilène face au Process rutilant
On y est. Les demi-finales de la Ligue des Champions, là où les garçons deviennent des hommes et où Arsenal essaie désespérément de ne pas ARSENALER sa saison au pire moment possible. Direction le Riyadh Air Metropolitano — parce que rien ne crie plus tradition footballistique qu’un nom de compagnie aérienne — pour un choc thermique entre le béton armé de Simeone et le football champagne de Mikel Arteta.
L'ATLÉTICO MADRID pointe à une modeste 4e place en Liga, loin du titre, mais on connaît la musique. Cholo a transformé son équipe en une sorte de mutant capable de défendre à onze dans sa propre surface pendant 89 minutes avant de marquer sur un contre foireux. Pour eux, le beau jeu est une INSULTE personnelle. Griezmann est toujours là pour transformer l'eau en vin, tandis que le reste de l'effectif s'occupe de transformer le match en combat de rue.
En face, ARSENAL survole la Premier League. Les Gunners sont beaux, les Gunners sont jeunes, les Gunners sentent bon le succès. Mais la C1, c'est une autre paire de manches. Arteta nous parle de son PROCESS depuis des années, et c’est le moment de prouver que ce n’est pas juste un mot compliqué pour dire qu'on dépense des millions en attendant un miracle. Saka et Ødegaard vont devoir trouver la faille dans un bloc plus serré que le budget d'un club de National 3.
Le plan de vol est simple : Arsenal va confisquer le ballon, faire 800 passes latérales, et l'Atleti va attendre patiemment que Ben White oublie son alignement pour frapper. C’est moche, c’est cruel, c’est la Ligue des Champions. Si vous aimez les scores de 5-4, passez votre chemin. Ici, on va souffrir, on va râler sur l'arbitre, et on va probablement voir Diego Simeone courir comme un dératé sur la touche.
Pronostic audacieux : Un match qui va puer le soufre et la sueur. Arsenal va dominer stérilement avant de se faire punir sur un corner dévié par l'oreille d'un défenseur central.
Score : Atlético Madrid 1-0 Arsenal