Vigo, là où les Gones risquent de perdre le Nord
Lyon débarque en Galice avec la démarche d’un premier de la classe qui vient de découvrir que ses partiels ne sont pas en option. Après avoir roulé sur la phase de ligue avec 21 points, les Gones semblent avoir oublié le mode d’emploi du succès en s'embourbant dans une série de résultats aussi déprimants qu’une fin de mois à Saint-Priest.
D-L-L-D-W. Voilà le bilan récent d'une équipe qui joue avec les nerfs de ses supporters comme un chat avec une souris agonisante. Entre un nul face au Paris FC et une fessée reçue à Strasbourg, le génie tactique de Pierre Sage ressemble de plus en plus à une lampe d’Aladin dont les piles seraient à plat. C'est le paradoxe lyonnais : briller face aux cadors européens pour ensuite galérer contre le premier venu en championnat.
En face, le Celta Vigo n'est peut-être que 16e au classement général, mais ils ont transformé le Balaídos en cimetière pour clubs français cette saison. Nice et Lille y sont déjà passés à la moulinette. Avec 13 points récoltés et une qualification héroïque contre le PAOK en barrages, les Espagnols n'ont peur de rien, surtout pas d'une arrière-garde lyonnaise capable de prendre l'eau dans un désert.
Le duel Iago Aspas contre la charnière centrale de l'OL promet d'être un grand moment de comédie. L'éternel magicien galicien n'a plus ses cannes de vingt ans, mais il possède encore assez de vice pour faire tourner en bourrique n'importe quel défenseur qui aurait le malheur de cligner des yeux.
Côté lyonnais, on va encore prier pour que Rayan Cherki sorte un lapin de son chapeau ou que Lacazette transforme une demi-occasion en miracle. PROBLÈME : sans une base solide derrière, même un coup de génie du Général ne suffirait pas à masquer les fissures béantes d'un collectif en plein doute. Lyon a le talent individuel, mais le Celta a le cœur et, accessoirement, une bien meilleure idée de ce qu'il fait sur un terrain de football en ce moment.
Pronostic : Victoire 2-1 du Celta Vigo. L’OL va marquer par fierté, mais finira par craquer sur un contre assassin orchestré par un Swedberg en feu.