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Le bal des éternels presque-champions
Bienvenue dans le monde merveilleux de la Ligue des Champions, où l'on oppose la machine à miracles de Xabi Alonso au laboratoire clinique de Mikel Arteta. D'un côté, le Bayer Leverkusen, 6e de la phase de ligue avec 17 points, qui continue de défier les lois de la physique avec des buts à la 97e minute. De l'autre, Arsenal, 3e avec 20 points, qui joue un football si propre qu'on dirait qu'ils ont peur de se salir le short.
Le Bayer, c'est ce pote qui arrive en soirée sans invitation mais qui finit par piquer la vedette à tout le monde. Avec Florian Wirtz à la baguette, Leverkusen joue avec une ARROGANCE délicieuse. Ils ne gagnent pas seulement, ils vous font croire que vous avez une chance avant de vous achever cruellement. Xhaka, l'ancien banni de l'Emirates, revient hanter ses anciens propriétaires avec le calme d'un homme qui a enfin trouvé la paix loin du chaos londonien.
Arsenal, parlons-en. Les Gunners sont devenus des spécialistes de la défense de fer et du "Process" sacré. C'est beau, c'est structuré, c'est presque ENNUYEUX de perfection. Saliba et Gabriel forment un mur plus solide que la bureaucratie de l'UEFA, mais on attend toujours de voir si Bukayo Saka peut porter cette équipe vers un trophée qui ne finit pas dans un buffet froid de fin de saison. Les Londoniens ont cette fâcheuse tendance à paniquer dès que l'air européen devient un peu trop frais.
Alors, qui va craquer ? La défense millimétrée d'Arteta ou le chaos organisé d'Alonso ? On parie sur une soirée où le pragmatisme anglais se heurtera à la folie allemande. Arsenal dominera, Arsenal gérera, et Arsenal finira par se faire punir sur un contre éclair orchestré par un Wirtz en état de grâce.
Pronostic : 2-1 pour le Bayer Leverkusen, avec un but de Boniface sur un service de Frimpong à la dernière seconde, évidemment.