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Le Cholo face au romantisme basque
On espérait du football, on risque d'avoir une séance de torture médiévale orchestrée par Diego Simeone. Cette affiche de Copa del Rey entre l'Atlético de Madrid et la Real Sociedad, c'est un peu comme opposer un coffre-fort blindé à une galerie d'art contemporain : l'un ne veut rien lâcher, l'autre veut faire joli avant de se faire braquer.
Actuellement 4e de Liga avec 57 points, l'Atlético continue de pratiquer ce sport occulte qu'on appelle le CHOLO-BALL. Le plan est simple : garer trois bus devant Jan Oblak, attendre que Julián Álvarez justifie enfin son prix de transfert délirant sur un contre foireux, et regarder Simeone s'agiter sur la touche comme s'il venait de boire douze expressos. C'est moche, c'est pénible, mais ça gagne. Et en coupe, le cynisme est une religion.
En face, la Real Sociedad (7e, 42 points) arrive avec ses grands principes et son football soyeux qui fait ronronner les puristes. Mikel Oyarzabal et Gonçalo Guedes vont probablement enchaîner 800 passes latérales pour le plus grand plaisir des statistiques, mais on connaît la chanson : à la fin, les Basques repartent avec les compliments et l'Atlético repart avec la qualification. C'est le destin tragique du ROMANTISME face à la froideur de la défense madrilène.
Le facteur X ? Antoine Griezmann, bien sûr. Le traître le plus aimé du Pays basque prend un malin plaisir à punir son club formateur dès qu'il en a l'occasion. S'il n'est pas trop occupé à changer de couleur de cheveux, il pourrait bien être celui qui éteindra les lumières pour la Real.
Pronostic : Un match haché, trois cartons rouges pour contestation et un but de la tête d'un défenseur central à la 94e minute.
Score : Atlético de Madrid 1-0 Real Sociedad