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Bergamo ou le cimetière des géants bavarois
Bienvenue dans le jardin de Gian Piero Gasperini, un endroit où les certitudes tactiques viennent mourir et où le marquage individuel est plus collant qu'un chewing-gum sur un siège de bus. L’Atalanta, ce petit village gaulois de Lombardie qui refuse de rentrer dans le rang, s'apprête à recevoir l'aristocratie européenne.
Après avoir envoyé le Borussia Dortmund chez le psy suite à une remontada épique en barrages, la Dea se présente avec son habituel CHAOS ORGANISÉ. Quinzième de la phase de ligue, les Bergamasques n'ont rien à faire ici selon les puristes du "Big Five", et c'est précisément pour ça qu'ils sont dangereux. Leur forme est aussi illisible qu'une ordonnance de médecin, alternant purges domestiques et masterclass continentales.
En face, le Bayern de Vincent Kompany arrive avec l'arrogance tranquille de celui qui a terminé deuxième de la phase régulière en écrasant presque tout sur son passage. Six victoires consécutives, une Bundesliga qui ressemble déjà à une formalité et un effectif qui coûte probablement le PIB d'un petit pays. Les Bavarois pensent venir faire une simple inspection technique en Italie. Grave ERREUR.
Si l'Atalanta décide que ce soir est le soir, le rouleau compresseur allemand pourrait bien finir avec une courroie de transmission cassée. On attend du sang, de la sueur et des duels qui feront trembler les fondations du Gewiss Stadium. Le Bayern a le talent, mais l'Atalanta a cette folie furieuse qui transforme chaque match en combat de rue.
Kompany va découvrir que le pressing haut de Gasperini n'est pas une théorie sur un tableau noir, mais une réalité brutale qui vous saute à la gorge dès le tunnel. Préparez le pop-corn, ça va piquer.
Pronostic : 2-2. Parce que l'Atalanta ne sait pas défendre et que le Bayern ne sait pas perdre.