Emery et ses Dogues de garde
Unai Emery et l’Europa League, c’est une histoire d’amour plus toxique qu’un épisode des Feux de l’Amour. L’Espagnol traite cette compétition comme sa propriété privée, et après avoir braqué le match aller (1-0), il débarque dans le Nord avec la ferme intention de cadenasser la rencontre.
Pourtant, le Villa de cette fin de saison ressemble plus à un château de cartes qu'à une forteresse des Midlands. Actuellement 4èmes de Premier League, les Villans viennent de se faire corriger proprement par Chelsea (1-4) et Manchester United (1-3). On a connu plus serein au moment de traverser la Manche. Entre une défense qui prend l'eau et un Ollie Watkins qui semble avoir laissé son efficacité au vestiaire, il y a de la place pour un hold-up français.
En face, le LOSC ne fait pas de bruit, mais les Dogues ont les crocs. Solidement installés à la 5ème place de Ligue 1, les Lillois sont sur une dynamique inverse : ils gagnent, ils sont solides, et Jonathan David continue de terroriser les gardiens de l'Hexagone comme s'il jouait sur FIFA en mode amateur. Surtout, Pierre Mauroy attend de pied ferme un certain Emiliano Martínez. Le "Dibu" va encore une fois devoir sortir ses provocations de cour de récréation pour déstabiliser un public qui ne rêve que d'une chose : voir ses gants finir au fond des filets.
Lille a les armes pour renverser la vapeur. Les Anglais arrivent fatigués, arrogants et avec une défense qui a la générosité d'une banque alimentaire. Si les Dogues pressent haut et ignorent les pitreries de Martínez, la qualification leur tend les pattes. On attend un match de traînards, tendu comme un string, qui se jouera sur un coup de génie ou une boulette monumentale de Diego Carlos.
Pronostic audacieux : Lille 2-0 Aston Villa (après prolongation). Les frites seront meilleures que le fish and chips demain soir.