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Gasperini face à son ex : divorce à l'italienne au Stadio Olimpico
Le Stadio Olimpico s'apprête à accueillir une thérapie de couple à ciel ouvert. On ne va pas se mentir, voir Gian Piero Gasperini sur le banc de la Roma (6e, 57 pts) face à son ancienne "Dea" (7e, 53 pts), c'est un peu comme croiser son ex au restaurant avec sa nouvelle conquête : c’est gênant, ça sent la tension, et tout le monde attend de voir qui va renverser son verre en premier.
Gasperini a passé des années à transformer Bergame en une machine de guerre capable de courir 12 kilomètres par match sans transpirer. Aujourd'hui, il essaie d'apprendre la même discipline à une Roma qui, historiquement, préfère le drame grec et les crises de nerfs aux replis défensifs. Avec 57 points au compteur, les Giallorossi sont dans leur zone de confort habituelle : juste assez proches de la Ligue des Champions pour donner de l'espoir, mais juste assez irréguliers pour tout gâcher contre un relégable.
De l'autre côté, l'Atalanta ressemble à un laboratoire de chimie après le départ du savant fou. C’est toujours académique, c’est parfois joli, mais il manque cette étincelle de folie tactique qui rendait leurs adversaires claustrophobes. Septièmes avec 53 points, les Bergamasques voyagent à Rome avec l'étiquette d'outsider revanchard. On attend de voir si la défense romaine saura gérer les assauts d'une équipe qui joue encore avec les préceptes... de l'entraîneur d'en face.
C’est le moment ou jamais pour la Roma de prouver qu’elle a enfin digéré le "Gasp-ball". Mais connaissant la Louve, on est plus proches d'une indigestion tactique que d'une démonstration de force. L'Atalanta n'a plus rien à perdre, la Roma a tout à saboter.
Pronostic audacieux : Match nul 2-2. Parce qu'en Serie A, rien ne vaut un bon vieux partage des points pour s'assurer que personne ne soit vraiment content à la fin.