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Le sorcier Gasperini face à son passé deesse
L'Olimpico s'apprête à vibrer pour un choc qui sent bon la nostalgie, la trahison et surtout la course désespérée pour ne pas finir en Europa Conférence League le jeudi soir à Bakou. Gian Piero Gasperini, désormais confortablement installé sur le banc de l'AS Roma, s'apprête à recevoir son ancienne flamme, une Atalanta BC qui semble avoir perdu sa boussole tactique depuis que le "Mister" a migré vers la capitale.
La Louve pointe à une modeste 6e place avec 57 points, portée par un Donyell Malen en feu complet. Le Néerlandais vient de coller un triplé à Pise et semble être le seul à avoir compris les schémas complexes de Gasperini. Malgré une défense qui a parfois la solidité d'une biscotte trempée dans un expresso, la Roma reste une forteresse à domicile avec 11 victoires cette saison. L'ambiance entre Gasperini et le directeur Claudio Ranieri est plus glaciale qu'un vestiaire après une défaite dans le derby, mais sur le terrain, ça court.
En face, c'est l'hôpital qui se moque de la charité. Septième au classement avec 53 unités, l'Atalanta de Raffaele Palladino arrive à Rome avec une infirmerie plus remplie que les tribunes un jour de pluie. Le destin est d'un cynisme absolu : Paulo Dybala et Artem Dovbyk, les deux anciens chouchous de l'Olimpico passés à Bergame, sont TOUS LES DEUX sur le flanc. Sans ses génies créatifs, la Dea ressemble à une équipe de milieu de tableau qui prie pour un exploit de Nikola Krstovic.
L'enjeu est simple : celui qui perd pourra dire adieu aux rêves de Ligue des Champions et bonjour aux déplacements périlleux en Estonie. La Roma a l'avantage du terrain, mais l'Atalanta a cette fâcheuse habitude de braquer le stade romain depuis dix ans.
Pronostic : Victoire 2-1 de la Roma. Malen va encore faire des siennes et Gasperini s'offrira le plaisir sadique de plonger son ex dans la crise.