5 - 0
LEBRIJANA ÉCLATE CEUTA EN VAGUE ORANGE
Après un premier acte où les deux équipes semblaient se chercher comme deux inconnus sur une piste de danse, le deuxième acte a transformé le stade en véritable salle de spectacle. UB Lebrijana a sorti le grand jeu, tandis que Ceuta 6 de Junio a donné l’impression d’avoir oublié ses crampons au vestiaire.
Dès la reprise, les locaux ont pressé comme si chaque ballon était le dernier verre de sangria avant la fermeture du bar. Un premier but signé par leur attaquant vedette a ouvert les hostilités, suivi rapidement d’un deuxième qui a laissé la défense de Ceuta pantoise, comme un spectateur devant un tour de magie raté. Le troisième but, inscrit sur un contre éclair, a achevé de convaincre même les plus sceptiques que ce n’était pas un simple coup de chance.
Ceuta, pourtant censé lutter pour se maintenir, a affiché une fébrilité digne d’un acteur qui oublie ses répliques au milieu d’un monologue. Leurs passes étaient aussi imprécises que les prévisions météo en avril, et leurs tentatives offensives se sont soldées par des tirs qui auraient pu finir dans les tribunes si le filet n’avait pas été là pour les retenir. Le quatrième but, marqué sur coup de pied arrêté, a été la cerise sur le gâteau d’un dessert déjà trop sucré pour l’adversaire.
Le cinquième et dernier but, inscrit dans les arrêts de jeu, a scellé une après‑midi où Lebrijana a montré ce que signifie réellement « domination ». IMPRESSIONNANT, diront certains ; HUMILIANT, soupireront les supporters de Ceuta, qui se demanderont si leur équipe a joué au football ou à un jeu de chaises musicales où la musique s’est arrêtée trop tôt.
Au classement, cette victoire propulse UB Lebrijana vers les places honorables, renforçant leur ambition de jouer les trouble‑fêtes dans la lutte pour les premières lignes. Pour Ceuta 6 de Junio, la défaite creuse un peu plus le fossé qui les sépare de la zone de relégation ; chaque point perdu ressemble maintenant à un rappel douloureux que la survie passe par plus que de l’espoir et des prières.
En résumé, le 5‑0 n’est pas seulement un chiffre sur le tableau d’affichage ; c’est un signal clair : Lebrijana sait frapper fort quand l’occasion se présente, tandis que Ceuta doit vite retrouver ses repères sous peine de voir sa saison s’effondrer comme un château de cartes sous un vent de sud. Si le football était une comédie, ce match serait le sketch où le héros triomphe et le clown finit le visage dans le gâteau. C’est du moins ce que les statistiques, aussi sèches soient‑elles, nous laissent entrevoir.