0 - 4
Déroute Totale pour les Aigles de Carthage
Le stade s'attendait à un match de Coupe du Monde, il a eu droit à une masterclass japonaise face à une Tunisie qui semblait avoir oublié ses crampons au vestiaire. Quarante-cinq minutes de résistance... ou plutôt d'attentisme stérile, et puis le déluge. Le Japon a atomisé la Tunisie sur un score fleuve de 4-0, transformant un match sous haute tension en une séance d'entraînement grandeur nature.
La première mi-temps fut un non-événement, un "none-none" d'une platitude affligeante où l'on a pu croire, l'espace d'un instant, que la Tunisie avait une stratégie. Une stratégie du désert, peut-être, car en dehors de quelques velléités timides, les Aigles de Carthage n'ont absolument rien montré qui puisse inquiéter une défense japonaise organisée et sereine. Le Japon, lui, semblait juste chauffer le moteur, patient, prêt à passer la seconde.
Et la seconde, il l'a passée. Les Samouraïs Bleus ont déclenché une offensive implacable dès la reprise, transformant chaque incursion en une menace concrète. Les buts se sont enchaînés avec une régularité chirurgicale, exposant au grand jour les lacunes criantes d'une défense tunisienne dépassée, désorganisée, et dont le gardien, malgré quelques arrêts, a passé une soirée à ramasser les ballons au fond de ses filets. Quatre fois. QUATRE FOIS. Une humiliation en bonne et due forme pour une équipe censée rivaliser sur la scène mondiale.
Cette victoire écrasante propulse le Japon dans une position ENVIABLE au classement de son groupe, envoyant un message clair à ses futurs adversaires : ils sont là pour jouer, et jouer bien. Pour la Tunisie, en revanche, cette défaite cinglante est un véritable coup de massue. Leurs espoirs de qualification sont désormais minces comme du papier à cigarette, et il faudra un miracle, ou plutôt une série de miracles, pour se relever de cette débâcle. Leurs chances de passer au tour suivant ont pris un coup monumental, les laissant dans une situation PRÉCAIRE et quasi désespérée. Le football est parfois cruel, et la Tunisie vient d'en faire l'amère expérience.