2 - 1
La Roja réveille le démon belge
Le duel Espagne‑Belgique s’est ouvert sur un premier acte stérile, 0‑0 à la pause, où les deux équipes se sont observées comme deux chats sur un toit brûlant. La seconde période a toutefois vu la Roja sortir ses griffes : un but rapide d’Olmo à la 58ᵉ minute, suivi d’un penalty transformé par Morata à la 71ᵉ, a scellé une victoire 2‑1 qui a laissé les Diables rouges chercher leurs esprits dans les vestiaires.
L’Espagne a affiché une VICTOIRE MÉRITÉE grâce à un pressing haut qui a étouffé la construction belge dès les premières minutes du deuxième acte. Pedri, tel un métronome, a dicté le tempo, tandis que les débordements de Williams ont constamment mis en difficulté la défense adverse. La solidité de Laporte derrière a permis aux offensives ibères de s’exprimer sans craindre le contre‑attaque belge, souvent réduit à des longs ballons stériles.
Du côté belge, la soirée a tourné au cauchemar tactique. Lukaku, isolé devant, a rarement reçu le ballon dans de bonnes conditions, et De Bruyne, habituellement maître du jeu, a été neutralisé par le milieu espagnol pressant à deux touches. Le seul but belge, signé par Mertens à la 84ᵉ minute, est arrivé trop tard pour changer le cours d’un match où la Belgique a semblé plus préoccupée à préserver son avantage au classement qu’à réellement chercher à gagner.
Ce résultat propulse l’Espagne dans une dynamique positive : avec ces trois points, elle grimpe au classement et se rapproche des places qualificatives pour le prochain tour, tandis que la Belgique voit son avance fondre comme neige au soleil. Pour les hommes de Roberto Martínez, le message est clair : compter sur le talent individuel ne suffit plus lorsqu’on fait face à une équipe bien organisée et prête à souffrir.
En somme, la Roja a montré qu’elle savait transformer un match fermé en démonstration de force, tandis que les Diables rouges ont dû accepter que leur aura de favoris puisse parfois se dégonfler aussi vite qu’un ballon de plage sous le soleil de juillet. Une leçon d’humilité, servie avec un soupçon de sarcasme et une bonne dose de réalité footballistique.