6 - 0
RB Leipzig broie Frankfurt sans même lever le doigt
Il y a des soirées où le football devient une simple formalité administrative. Hier, au Red Bull Arena, ce fut celle-ci. RB Leipzig n’a pas battu Eintracht Frankfurt, l’a liquéfié. Un 6-0 qui sent la nappe et le sang-froid, une claque d’école donnée avec la même élégance qu’un serveur posant des verres vides sur une table. Le score de mi-temps, un 4-0 déjà acquis, résonait comme une sentence tombée du ciel avant même que la deuxième mi-temps ne soit une option pour les visiteurs.
Le portier Maarten Vandevoordt (Note : 7.69/10) n’a eu presque rien à faire, regardant les spectateurs plier bagage progressivement, un sourire en coin gravé dans son visage. En face, la défense du Eintracht, qui a l’habitude de se créditer d’une réputation solide, s’est effondrée comme un château de cartes sous un coup de vent froid.
Dans le camp des Allemands, c’était le règne de la précision. Antonio Nusa (Note : 8.03/10) a dicté le tempo, sautant sur le ballon comme un chat sur une souris, transformant chaque passes en menace directe. À ses côtés, Christopher Nkunku (Note : 7.59/10) a rappelé pourquoi il est devenu une référence mondiale : des appuis à faire pâlir les puristes, une finition chirurgicale qui n’a laissé aucune chance aux arrières adverses. Ezechiel Banzuzi (Note : 7.46/10) a quant à lui offert un récital physique, écrasant la ligne défensive adversaire avec une facilité déconcertante.
Côté Frankfurt, la déroute est totale. On cherche une lumière, un rayon d’espoir, et on ne trouve que des silhouettes courbées sous le poids de la défaite. Jeremiaha Maluze (Note : 8.05/10) a tenté de tenir le fort, jouant le rôle du dernier rempart héroïque dans une forteresse déjà conquise. Younes Ebnoutalib (Note : 7.48/10) et Can Uzun (Note : 7.43/10) ont mis le pied sur le ballon avec envie, mais leur énergie s’est dissipée face à un mur de briques léonines.
Ce résultat n’est pas qu’une victoire, c’est une déclaration d’intention. RB Leipzig consolide sa position de favori avec la froideur d’un comptable. Chaque point pris ici est un point en plus pour creuser l’écart ou consolider la tête, selon la dynamique du championnat. Frankfurt, de son côté, doit digérer l’humiliation. Ce n’est plus une question de style, mais de survie technique. Quand on encaisse six buts, il ne reste plus que le vestiaire pour comprendre où tout a basculé. La leçon est apprise, le carnet d’erreurs est rempli.