5 - 1
Le crash suédois face à la furie Oranje
On l'a souvent dit, la Coupe du Monde est le théâtre de l'imprévu. Mais rarement l'imprévu n'aura été aussi brutalement unilatéral que lors de l'affrontement entre les Pays-Bas et la Suède. Alors que l'enjeu était de taille, un match crucial pour le classement et la suite de la compétition, les supporters présents ont assisté à un spectacle en deux actes, dont seul le second valait le prix du billet.
La première mi-temps fut un monument à la prudence, pour ne pas dire à l'ennui. Un 0-0 des plus classiques, où les deux équipes semblaient plus préoccupées à ne pas prendre de risques qu'à en créer. On se demandait même si les filets avaient bien été installés. Les Pays-Bas, une nation dont on connaît la propension à l'offensive, semblaient bridés. La Suède, elle, se contentait de défendre son terrain, probablement ravie de tenir tête à un adversaire a priori plus coté.
Puis, quelque chose d'ÉTRANGE s'est produit dans les vestiaires suédois. Pendant que les Oranje se sont probablement vus rappeler leur ADN offensif, les Blågult sont revenus sur le terrain comme s'ils avaient oublié comment jouer au football. Ce qui a suivi fut une véritable humiliation. Les Pays-Bas ont appuyé sur l'ACCÉLÉRATEUR, déchaînant une tempête orange qui a balayé toute trace de résistance suédoise. Cinq buts en une seule mi-temps, c'est une déroute, une correction, un abandon pur et simple.
Pour les Pays-Bas, cette victoire 5-1 n'est pas qu'une simple formalité comptable. C'est une déclaration. Trois points, certes, mais surtout une différence de buts colossale qui pourrait s'avérer décisive pour la qualification. Ils rappellent au monde que quand ils sont en jambes, ils ne font pas dans la demi-mesure. La Suède, quant à elle, se retrouve au fond du trou. Non seulement leur moral est probablement en lambeaux, mais leur différence de buts est désormais un fardeau monumental. Pour espérer quoi que ce soit, il leur faudra un miracle, et surtout, retrouver une équipe qui ressemble à une équipe de football.