3 - 2
Frosinone renverse Venise avec panache
Frosinone Calcio a offert un spectacle digne d’un feu d’artifice dimanche, battant Venezia FC 3‑2 dans un match qui aurait pu figurer dans les meilleurs moments de la saison. Dès le coup d’envoi, les Ciociari ont imposé leur rythme, profitant d’une défense vénitienne quelque peu endormie pour prendre les devants 2‑0 à la mi‑temps grâce à des buts de Luca Moro (12’) et de Gabriele Gori (38’). Venezia, pourtant censée jouer le rôle de trouble‑fête, a semblé plus occupée à chercher ses repères qu’à réellement menacer le but adverse.
La seconde période a pourtant changé de ton. Venezia, poussée par l’urgence de sauver sa peau, a réduit l’écart grâce à une tête puissante de John Andersen (57’) puis a égalisé sur un pénalty transformé par Joel Pohjanpalo (71’). Mais Frosinone, refusant de laisser échapper l’occasion, a repris l’avantage sur un contre éclair conclu par Riccardo Ciervo (84’), scellant ainsi une victoire qui fait jaser les tribunes.
Sur le plan statistique, les Ciociari ont dominé la possession (54 %) et enregistré 14 tirs dont 6 cadrés, tandis que Venise s’est contentée de 9 tentatives, seulement 2 cadrées. Le gardien de Frosinone, Alessandro Plizzari, a réalisé trois arrêts décisifs, notamment une parade réflexe sur une tentative de Andersen à la 68’, consolidant ainsi la confiance de son équipe.
Ce résultat a des répercussions immédiates au classement. Frosinone, qui occupait la 16e place avant le match, grimpe à la 13e, s’éloignant nettement de la zone de relégation et insufflant un nouvel élan à sa lutte pour le maintien. Venezia, déjà 18e, chute à la 19e, voyant ses espoirs de survie s’amenuiser davantage ; chaque point perdu désormais ressemble à un coup de massue sur un navire déjà en train de prendre l’eau.
En résumé, Frosinone a su transformer une première moitié de match maîtrisée en une victoire pleine de caractère, tandis que Venise a montré ses limites défensives et son manque de lucidité dans les moments cruciaux. Si les Ciociari confirment cette dynamique, ils pourraient bien sortir de l’orée du précipice ; pour les Vénitiens, la descente semble désormais plus qu’une simple possibilité, mais une probabilité de plus en plus tangible.