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Le Festival du Zéro
Si vous avez eu la clairvoyance de passer votre après-midi à tondre la pelouse ou à regarder la peinture sécher, félicitations : vous avez été plus diverti que quiconque ayant posé les yeux sur ce Belgique 0-0 Iran. Dans un match de Coupe du Monde FIFA censé nous offrir du spectacle, les Diables Rouges, 2ème au classement mondial, ont réussi l'exploit de se neutraliser face à l'Iran, 20ème. Un sommet d'ennui.
La "génération dorée" belge, censée démolir les défenses adverses avec la force d'un marteau-pilon, a plutôt ressemblé à une cuillère en plastique face à un mur de béton. Des passes latérales, des centres dans le vide, et une incapacité CRASSE à créer le moindre danger palpable. On ne sait pas si les gardiens de but ont eu le temps de lire un roman, mais ils auraient pu.
De l'autre côté, l'Iran a parfaitement exécuté son plan de jeu : ne pas jouer. Ou du moins, ne pas perdre. Félicitations pour la discipline défensive, vraiment. On pourrait presque applaudir cette capacité à éteindre un match avec la précision d'un chirurgien. Le problème, c'est que le patient était déjà dans le coma dès la mi-temps, conclue sur un glorieux None-None.
Ce résultat, c'est un point pour chaque équipe. Pour la Belgique, c'est une CATASTROPHE. Un affront à leur statut et à leurs ambitions. Ils se retrouvent déjà sous une pression MONUMENTALE pour les prochains matchs, où toute contre-performance pourrait signer leur arrêt de mort. Quand on est vice-champion du monde sur le papier, on ne se contente pas d'un simple point face à une équipe supposée bien inférieure.
Pour l'Iran, c'est un point arraché, un petit succès tactique. Mais soyons clairs, personne ne se souviendra de ce match pour le football flamboyant. Le groupe est désormais grand ouvert, non pas grâce à une démonstration de force, mais à cause d'une démonstration de faiblesse collective. Une performance que l'on oubliera vite, mais dont les conséquences pourraient peser lourd.