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Inter, la machine à buts, face à la machine à... ratés
La scène est prête à Rotterdam : le géant italien, Inter Milan, débarque en trombe, tandis que Feyenoord tente de prouver que le « Rotterdam » n’est pas juste le nom d’un port.
Feyenoord, 2ᵉ du groupe avec 4 points, a montré qu’il pouvait survivre à la pression en s’accrochant à un nul contre le champion en titre et à une victoire fruste contre le Celtic. Mais la vraie question est de savoir si les Rotterdamiens peuvent encore tenir leurs promesses quand le chronomètre s’arrête à 90 minutes. Leur défense, souvent comparée à un pare-chocs de vieille voiture, laisse passer les tirs comme on laisse passer les touristes dans la ville. Et leur attaque ? Un duo qui fait plus de passes en retrait que de frappes au but.
Inter, 1ᵉ du groupe avec 6 points, a l’air d’un chef d’orchestre qui a déjà répété son solo. L’attaque de Lukaku et Lautaro est redoutable, capable de transformer un corner en but à la seconde. Leur milieu, mené par Brozović, orchestre le jeu avec la précision d’un horloger suisse. Le seul bémol : une défense qui, parfois, semble plus intéressée par les selfies que par les duels aériens. Mais à ce stade, même un mur de briques aurait du mal à les arrêter.
Le choc des styles est évident : le football de « casse‑croute » de Rotterdam contre le football de « cuisine italienne ». Feyenoord peut encore surprendre, surtout si leurs supporters décident de jouer les chefs d’orchestre et d’empêcher les Italiens de profiter du terrain.
Pronostic audacieux : Inter 3‑1 Feyenoord. Les Neri‑azzurri partent avec le sourire, les Rotterdamiens, eux, auront au moins une bonne excuse pour la prochaine séance d’entraînement.